Test QE65Q80T : le téléviseur Qled Full Led le plus abordable de Samsung en 2020



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Le Samsung QE65Q80T embarque une dalle VA 100 Hz 10 bits de 65 pouces (environ 165 cm) affichant une définition Ultra HD de 3840 x 2160 px. Ce Samsung Q80T embarque un système de rétroéclairage Full Led composé de 48 zones, identique à celui que l’on retrouve sur le Q70R de l’an dernier. Il est équipé d’un double tuner TNT (DVB-T/T2), câble (DVB-C) et satellite (DVB-S/S2), du Sound Mirroring qui permet d’utiliser son smartphone pour écouter le son du téléviseur (par un casque), de l’enregistrement sur support USB, d’une télécommande avec micro intégré et de la compatibilité avec Alexa, Google Assistant et Bixby. S’il fait l’impasse sur le filtre antireflet haut de gamme du Samsung Q85R, il dispose d’un système audio musclé (2 x 10 W en bas, 2 x 10 W en haut + woofer 20 W) et d’un système basique de passage des câbles.

Le téléviseur Samsung QE65Q80T est vendu environ 1600 €. Les versions 55 (140 cm), 75 (190 cm) et 82 pouces (208 cm) sont aux prix respectifs approximatifs de 1300 €, 3000 € et 3590 €. Attention, il existe aussi des versions 49 pouces et 50 pouces, mais, selon nos informations, elles n’utilisent pas la même dalle, cette dernière étant limitée à une fréquence de rafraîchissement de 50 Hz, ce qui a un impact sur la fluidité du moteur de compensation de mouvement.

Toutes les mesures de luminosité et de colorimétrie mentionnées dans cet article ont été réalisées avec une sonde SpectraCal C6-HDR et le logiciel CalMAN Ultimate.

Le Samsung QE65Q80T embarque bien une dalle LCD VA comme le montrent ses sous-pixels.

Le Samsung Q80T exploite une dalle LCD de type VA (Vertical Alignment). La technologie VA permet de bénéficier d’un bon contraste natif, au détriment des angles de vision qui sont plus étroits que ceux observés sur les téléviseurs équipés d’une dalle LCD, IPS ou Oled. Ce modèle n’utilise pas le filtre antireflet haut de gamme du Q85R de l’an dernier, qui permet également d’élargir les angles de vision. En conséquence, on se retrouve avec des angles de vision plutôt fermés, identiques à ceux que l’on trouve sur les autres téléviseurs VA du marché. Nous avons mesuré une perte de luminosité d’environ 69 % à 45° sur les côtés.

Colorimétrie SDR.

Nouveauté de cette année, les téléviseurs Samsung intègrent le mode Filmmaker qui assure une reproduction des couleurs la plus fidèle possible. Dans les faits, la calibration est très proche de celle du mode Cinéma. Dans ce dernier, le Delta E est mesuré à 3,4 et il passe à 3,3 en mode Filmmaker. Cette valeur est très légèrement supérieure au seuil de 3 au-dessus duquel l’œil humain fait la différence entre les couleurs idéales et les couleurs affichées. Un œil aguerri pourra voir une dérive colorimétrique sur certaines teintes, mais dans l’ensemble le rendu est très bon.

Par défaut, le téléviseur affiche une image relativement bien calibrée, avec un gamma à 2,34, légèrement en dessous de la valeur de référence. La courbe est globalement stable sur l’ensemble du spectre, ce qui est déjà une prouesse avec l’utilisation d’un système de rétroéclairage Full Led.

Chose assez rare chez Samsung, la température des couleurs est assez éloignée de la température de référence, et cela quel que soit le réglage choisi. Nous avons ainsi mesuré la moyenne à 7570 K sur l’ensemble du spectre — une valeur éloignée des 6500 K de référence — qui se traduit par une image qui tire légèrement vers le bleu.

Comme d’habitude chez Samsung, il est impossible de désactiver le système de rétroéclairage dynamique. Plus l’image globale est sombre, plus la luminosité baisse. Cela se traduit par un blanc à 150 cd/m² sur la mire contenant 35 % de blanc et à 124 cd/m² sur la mire en contenant 1 %. Le téléviseur affiche un blanc moyen de 137 cd/m² et un noir à 0,03 cd/m². Le taux de contraste moyen s’élève donc à 4700:1, une très bonne valeur pour un téléviseur LCD, qui permet de profiter de noirs suffisamment profonds. Attention, ce contraste n’est valable que de face et il diminue beaucoup lorsqu’on sort de l’axe. De plus, le système de rétroéclairage Full Led composé de 48 zones n’évite pas le blooming (phénomène de halo lumineux autour des objets clairs sur un fond sombre) qui est très présent, notamment sur les sous-titres. Ce Samsung Q80T ne dispose pas du filtre antireflet Ultra Black Elite du Q85R qui permet de largement réduire ce phénomène.

La version native Ultra HD.
La version Full HD mise à l’échelle sur la dalle Ultra HD en mode cinema

La version native Ultra HD.
La version Full HD mise à l’échelle sur la dalle Ultra HD en mode standard.

Le moteur de mise à l’échelle n’évolue pas beaucoup. Il permet de redimensionner les contenus SD, HD et Full HD afin qu’ils s’affichent correctement sur cette dalle Ultra HD. Le moteur est très doux et lisse beaucoup les textures. Ce système ne dénature pas la source originale et nous n’avons pas observé d’artefacts, mais, en contrepartie, il n’offre pas une netteté améliorée. Grâce à la dalle 100 Hz qui permet un balayage efficace du rétroéclairage, le système de compensation de mouvement Auto Motion Plus est plutôt efficace et permet d’améliorer la netteté des objets en mouvement, mais il ne fait toutefois pas aussi bien que les modèles Qled plus haut de gamme, meilleurs sur ce point, ni même que les derniers téléviseurs Oled qui sont désormais irréprochables, du moins chez Philips, LG et Panasonic.

Le Samsung UE65Q80T est compatible avec le HDR10 utilisé par les consoles PS4 et Xbox One ainsi que les films (Blu-ray Ultra HD et streaming en ligne sur Netflix, Amazon Prime, etc.), le HLG (Hybrid Log Gamma), norme HDR adoptée par les chaînes de télévision, et le HDR10+, une norme de métadonnées dynamiques concurrente du Dolby Vision. Il fait en revanche l’impasse sur le Dolby Vision.

Courbe EOTF

Avec un signal HDR à 10 000 cd/m², le Display Tone Mapping utilisé par Samsung sur les contenus HDR10 fonctionne plutôt bien. Même si la luminosité délivrée est un peu au-dessus de celle de référence, le téléviseur suit la courbe de référence jusqu’à 65 % de luminance avant de lisser le signal jusqu’aux capacités maximales du téléviseur afin d’éviter le phénomène de clipping et de perdre des détails dans les zones très claires de l’image.

Luminosité max.

Successeur du Samsung Q70R, le Samsung QE65Q80T affiche un pic de luminosité en hausse mesuré à 981 cd/m², contre 723 cd/m² pour le Q70R. Pour autant, Samsung ne tient pas vraiment sa promesse de 1500 cd/m², du moins en mode Cinéma. Ce téléviseur Samsung affiche un pic de luminosité supérieure à celui de la plupart des modèles Oled qui plafonnent aux alentours de 750 cd/m² (à l’exception du Panasonic HZ2000 et sa dalle Oled Pro Edition qui taquine les 1000 cd/m²). Bien sûr, ce pic de luminosité reste encore loin de celui affiché par les meilleurs modèles LCD comme le Samsung QE75Q900R ou le Sony 85ZG9, qui dépassent 2000 cd/m², mais il est suffisant pour apprécier les contenus HDR, et appréciable dans une pièce baignée lumière.

Colorimétrie HDR

Comme en SDR, le mode Cinéma et le mode Filmmaker offrent le meilleur rendu colorimétrique en HDR. Nous avons mesuré un delta E moyen de seulement 3,6 en mode Cinéma et 3,7 en mode Filmmaker. Le rendu est globalement bon, mais pas parfait.

Couverture Rec.2020

Le Samsung Q80T couvre 67 % de l’espace Rec.2020. C’est mieux que les téléviseurs LCD classiques, qui se contentent d’environ 60 % tout en étant un cran en dessous des téléviseurs plus de haut de gamme qui atteignent 70 à 75 % de couverture du Rec. 2020.

Avec 90 % de couverture du DCI-P3, le Samsung Q80T fait aussi bien que le Samsung QE65Q85R qui affiche 89 % de l’espace DCI-P3, mais il reste derrière les téléviseurs Oled qui peuvent atteindre 97 % de couverture du DCI-P3, comme le Philips 55OLED805. Rappelons que le DCI-P3 est d’ailleurs plus important que le Rec.2020, puisque c’est l’espace colorimétrique utilisé par l’industrie du cinéma.

Le temps de rémanence de 17 ms du téléviseur Samsung se place entre ceux des meilleurs LCD du marché, comme les Samsung QE65Q85R et Sony KD-75XG9505 qui descendent à 11 ms, et ceux des téléviseurs d’entrée de gamme comme le Samsung UE55RU7405, avec un temps de rémanence de 18 ms. Ce téléviseur n’est clairement pas au niveau des modèles haut de gamme Samsung de l’an dernier et l’on peut clairement distinguer un léger flou derrière les objets rapides en mouvement (ghosting).

Heureusement, le téléviseur Samsung affiche un retard à l’affichage de seulement 12,6 ms qui se traduit par moins d’une image de retard par rapport à la source (à 60 Hz). Il n’y a ainsi aucun décalage entre une action à la manette et sa répercussion à l’écran. Le Samsung QE65Q80T est également compatible FreeSync entre 48 et 60 Hz en Ultra HD et entre 48 et 120 Hz en 1080p. Pour rappel, le FreeSync permet d’adapter la fréquence de rafraîchissement du téléviseur au nombre d’images par seconde envoyées par la carte graphique ou la console afin d’éviter le déchirement de l’image (tearing) et les microralentissements (stuttering). Actuellement, il ne fonctionne qu’avec les PC et les consoles Xbox One. Samsung propose toujours l’option Jeux Motion Plus qui permet d’utiliser le moteur de compensation de mouvement dans les jeux au prix d’une légère augmentation du retard à l’affichage mesuré alors à 26 ms. Enfin, depuis l’an dernier, la fonction Dynamic Black Equalizer permet de déboucher les zones sombres. On perd alors en fidélité, mais ce n’est pas le plus l’important pour la compétition.

Colorimétrie mode jeu (réglage manuel)

Après quelques réglages, le rendu du mode jeu en HDR est très bon. Pour bénéficier de cette qualité d’image, il faut se rendre dans les réglages pour modifier la nuance des couleurs sur « Chaud2 », choisir l’espace colorimétrique automatique et désactiver l’Amélioration du contraste auto. Il faut également se rendre dans les paramètres du mode jeu (Réglages>Général>Gestionnaire périphériques externes > Amélioration des jeux > Désactiver). Nous avons ainsi mesuré un Delta de 3,8 en SDR et 4,9 en HDR.

Enfin, ce téléviseur dispose d’une entrée HDMI compatible HDMI 2.1 (le HDMI 4 identifié par un pictogramme de manette à l’arrière du téléviseur). Cette entrée supporte ainsi les signaux Ultra HD à 120 Hz, l’ALLM et le VRR. Les autres entrées HDMI supportent également le VRR (Variable Refresh Rate) et l’Auto-Low Latency Mode, mais seul le HDMI 4 dispose de la bande passante suffisante pour afficher des contenus 4K à 120 images par seconde. Cela en fait donc un compagnon de choix pour les nouvelles consoles de jeu vidéo PlayStation 5 et Xbox Series S/X, mais on ne pourra pas brancher les deux en même temps en HDMI 2.1.

Le Samsung QE65Q80T.

Le Samsung Q80T conserve un châssis noir très classique sur la gamme Qled de Samsung. Ce modèle opte pour un pied central assez aérien plutôt réussi et qui laisse de la place sous le téléviseur, mais aussi devant.

Le pied central.

Le pied est composé d’une plaque métallique centrale très lourde et plutôt discrète. On compte 7 cm entre la dalle et le pied, alors que ce dernier dépasse d’environ 10 cm devant le téléviseur.

Les bords d'écran.

Les bords d’écran sont assez fins, surtout pour un modèle de 65 pouces et, surtout, les finitions sont exemplaires, ce qui est une constante sur la gamme de téléviseurs Qled du fabricant coréen.

Mesure de la réflectance exprimée en pourcentage par rapport à un miroir.

Mesure de la réflectance exprimée en pourcentage par rapport à un miroir.

Le filtre antireflet n’est pas au niveau de celui que l’on retrouve sur les modèles les plus haut de gamme de Samsung, comme le Samsung Q85R de l’an dernier ou encore le Q950TS de cette année. Il dilue une très faible partie de la lumière ambiante et ne fait pas mieux qu’un téléviseur de milieu de gamme comme le Samsung UE55TU8005 que nous avons testé. C’est un peu une déception sur ce point, Samsung nous ayant habitués à mieux sur dans cette gamme.

Le téléviseur de face et de profil.

Le téléviseur de face et de profil.

Malgré l’utilisation d’un système de rétroéclairage Full Led, le téléviseur affiche une épaisseur contenue de 5,4 cm. L’occupation sur le meuble TV est toujours liée à la profondeur des pieds qui se limite à 29 cm ; un chiffre très correct pour un téléviseur de 65 pouces. Le téléviseur Samsung QE65Q80T est à l’aise sur notre meuble de référence mesurant 160 x 40 cm.

L'arrière du téléviseur.

L’arrière du téléviseur.

L’arrière du téléviseur est plutôt soigné, avec l’utilisation d’un plastique noir strié qui donne un côté Premium au téléviseur. La connectique est placée à gauche, alors que l’on retrouve l’alimentation sur la droite.

Le passage des câbles.

Le passage des câbles basique se compose d’un cache en plastique qui regroupe l’ensemble des câbles à l’arrière du pied central. Les stries à l’arrière du téléviseur permettent également de faire passer quelques câbles le long du châssis.

La connectique du Samsung QE65Q80T.

La connectique du Samsung QE65Q80T.

La connectique se compose de trois entrées HDMI 2.0a compatibles HDCP 2.2 et HDR, une entrée HDMI 2.1, deux ports USB, une sortie audio numérique optique, un port Ethernet, un port PCMCIA (Interface Commune CI+) et les prises antennes TNT/câble et satellite. Ce téléviseur embarque un double tuner DVB-T/T2/C/S/S2. Il dispose aussi du Wi-Fi et du Bluetooth afin d’y connecter une enceinte ou un casque sans fil. Attention, il n’y a pas de sortie casque, mais le téléviseur bénéficie de la fonctionnalité Sound Mirroring qui permet d’utiliser un smartphone pour écouter le son. De plus, ce modèle fait l’impasse sur l’entrée vidéo composante/composite.

Le système Tizen de Samsung.

Le système Tizen de Samsung.

Développé par Samsung, le système Tizen reste un modèle de clarté et de fluidité. L’accès aux différents réglages se fait de manière rapide et les différentes instructions sont claires, tout comme l’accès aux applications situées dans le bandeau inférieur. Tizen reste l’un des systèmes les plus complets du marché, avec de nombreuses applications (Netflix, YouTube, myCanal, Prime Video, Rakuten, Google Play Video, SFR Sport, Molotov, etc.). Sur ce point, les téléviseurs du constructeur n’ont clairement pas à rougir face aux modèles Android TV. Ce téléviseur bénéficie également du mode Ambiant qui permet d’afficher un fond d’écran dynamique imitant ainsi le fameux The Frame.

Cette nouvelle mouture de Tizen est un peu plus lente au premier démarrage, puisqu’il faut compter 10 secondes pour voir la première image, contre 6 secondes l’an dernier. La reprise est en revanche plus rapide, avec seulement 3 secondes, contre 6 s l’an dernier. Enfin, l’extinction du téléviseur est toujours instantanée.

La télécommande.

La télécommande[/media]

Si elle peut être déroutante au premier abord, la télécommande simplifiée s’avère très agréable à utiliser au quotidien. Surtout, Samsung maîtrise à la fois le logiciel Tizen et le matériel, ce qui lui permet de délivrer une expérience très satisfaisante. Cette télécommande embarque un micro indispensable pour effectuer les recherches vocales et également modifier les réglages rapidement à la voix (activer le mode jeu, par exemple). Les touches ne sont pas rétroéclairées, mais vu leur faible nombre, ce n’est pas vraiment un défaut. La nouveauté de cette année est l’ajout des boutons Netflix, Amazon Prime Video et Rakuten TV en bas de la télécommande. Dommage tout de même que ce Q80T ne soit pas livré avec la télécommande Premium de Samsung (fournie avec le Samsung QE65Q85R) dont la finition en aluminium est nettement supérieure.

Points forts

  • Contraste natif.

  • Pic de luminosité.

  • Dalle 100 Hz.

  • Compatibilité HDMI 2.1 (une seule entrée HDMI)

  • Télécommande simplifiée.

  • Consommation.

Points faibles

  • Angles de vision.

  • Blooming visible.

  • Où est passé le filtre anti-reflet des Q80R/Q85R de l’an dernier ?

  • Temps de rémanence élevé.

Conclusion

on a testé on a aimé

Le Samsung QE65Q80T est un bon téléviseur LCD, mais le fabricant coréen ne force pas son talent et reste sur ses acquis. S’il ajoute une entrée HDMI 2.1, il reste à notre goût trop proche du Q70R de l’an dernier et, surtout, un peu cher pour les prestations offertes. Il est en effet plus cher que le Sony Bravia 65XH9096 également Full Led et HDMI 2.1, mais plus réactif, et vient même se placer en concurrence avec un téléviseur Oled comme le Panasonic 65GZ950, qui est certes dépourvu du HDMI 2.1, mais qui affiche une qualité d’image nettement supérieure.

Sous-Notes

  • Qualité d’image

  • HDR

  • Jeux vidéo

  • Clouding

  • Ergonomie

  • Audio

  • Consommation