Test TV – Écran plat Sony KD-55A8



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Avec le Sony KD‑55A8, encore une fois, le constructeur nippon a réussi à nous épater. Le processeur X1 Ultimate (pensé pour la 8K rappelons‑le) offre de performances vraiment remarquables, les possibilités de calibrage de la fonction AutoCal sont toujours aussi précises pour une qualité visuelle véritablement jubilatoire. Seul le pic lumineux et la luminosité globale apparaissent, sur certains films 4K Ultra HD par exemple, moins étincelants que sur d’autres diffuseurs. Sur ce point précis, le Sony KD‑55A8 est très similaire au Sony KD‑55AG9.

 

Mais ce qui pourrait s’interpréter comme une stagnation est plutôt le fruit d’une technologie White Oled mature dont l’unique fabricant mondial de dalles TV a tiré le plein potentiel. Les évolutions proposés par LG Display sur la luminosité de ses nouvelles dalles Oled se mesurent en effet chaque année à la marge avec une règle simple : le pic lumineux d’une dalle White Oled progresse de 5% à 10%, les bonnes années. Bien sûr, toute règle ayant son exception, il est possible de faire (un peu) mieux, mais au prix d’un système de refroidissement survitaminé et à une gestion extrêmement pointue des diodes (Panasonic avec sa série 2000), des contraintes importantes en termes de design et de tarif. Ne boudons toutefois pas notre plaisir, l’image proposée par le Sony KD‑55A8 reste de toute beauté. Et nous vous proposons de la découvrir et de l’étudier sous toutes les coutures dans notre banc d’essai.

 

 

Comme à l’accoutumée, nous avons ausculté ce téléviseur avec la participation de Cédric Louis, calibreur certifié ISF et THX Level II de son état présent dans notre laboratoire. Comme d’habitude aussi, nous avons utilisé des appareils de mesure de haute précision comme un Colorimètre Klein K‑10A, un spectroradiomètre Jeti Specbos 1211 (cf. photo ci‑dessus), un générateur de mire UHD HDR10 et HDR Dolby Vision Murideo, le tout avec le logiciel Calman de Spectracal sous licence ISF et THX.

 

Présentation de la fonction AutoCal

Cela devient une bonne habitude chez Sony, la colorimétrie en sortie de carton est déjà excellente. Cela compense les moindres possibilités offertes par la fonction de calibrage AutoCal signée Calman, par exemple comparé à celles proposées par LG ou Panasonic. Compte tenu de la justesse et de la linéarité des courbes en sortie d’usine, elles s’avèrent cependant largement suffisantes.

 

Colorimétrie de rêve

Fidèle à notre procédure, après avoir procédé à l’étalonnage de notre matériel sur le spectre de lumière du TV (procédure indispensable pour chaque banc d’essai, on le répète), nous avons donc vérifié les mesures originelles du TV avant de procéder à son calibrage en règle. Une nouvelle fois, on doit s’incliner devant la qualité intrinsèque du téléviseur au déballage et, surtout, devant une telle constante de la part de la marque japonaise. Téléviseur après téléviseur, depuis l’intégration du processeur X1, la colorimétrie proposée à l’allumage d’un écran Sony est exemplaire. Voilà bien un secteur sur lequel Sony se démarque largement de ses concurrents.

 

 

Il faut préciser que le Sony KD‑55A8 embarque un 3DLut interne (table de conversion couleur) qui, à notre avis, permet au constructeur japonais de précalibrer chaque écran en usine. C’est clairement sur ce genre de critères que l’on peut juger le niveau d’expérience et de professionnalisme de chaque fabricant. En effet, proposer une telle régularité et justesse colorimétrique demande de la qualité et de la rigueur à tous les niveaux de la chaîne de fabrication.

 

Mesures au déballage

Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d’erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu’en dessous de la valeur 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles. Les mesures de précalibrage en mode Cinema affichent une Balance des Blancs déjà très juste avec un Delta E moyen relevé à 2,6 (avec des écarts maximums de 4,8) et une température de couleur de 6 575 °K (cf. captures ci‑dessus). Il est évident que pour n’importe quel utilisateur, le fait de pouvoir profiter dans les meilleures conditions, ou presque, de son TV sans être obligé de le faire calibrer est un énorme avantage. Chez Sony, le calibrage reste une option pour celui qui recherche la perfection, pas une obligation.

 

 

C’est par contre plus perfectible du côté du gamut Rec.709, mais là encore, rien de bien important avec un Delta E moyen de 1,7 (cf. capture ci‑dessus). Les écarts les plus conséquents monte jusqu’à 3,7, notamment sur les teintes bleues et magenta. Comme pour les modèles des millésimes précédentes, le simple fait d’ajuster la Balance de blancs va aussi corriger le gamut, ensuite il faut jouer du CMS.

 

Spectre tonal

Concernant le spectre sur lequel nous devons obligatoirement étalonner notre sonde pour réaliser un calibrage correct, on retrouve le même graphique que sur le LG C9 testé l’an dernier dans nos colonnes, le TV étant équipé de la même génération de dalle Oled. 

 

Pour revenir au TV Sony A8, contrairement aux modèles Oled professionnels de la marque utilisés en post‑production, à base de panneaux Oled RVB, les dalles Woled de LG Display utilisent des diodes Oled blanches avec un spectre de lumière plutôt froid, qui tire sur le bleu (cf. capture ci‑dessous), avec un rouge particulièrement en retrait (à l’opposé d’un TV Plasma par exemple, qui affiche une dominante rouge et donc un spectre de lumière plus chaleureux).

 

 

D’autre part, les mesures TLCI (Television Lighting Consistency Index) qui définissent la qualité intrinsèque des dalles (la capacité des diodes à reproduire une colorimétrie la plus proche possible de celle perçue par l’œil humain), donnent des résultats standards. Avec une valeur moyenne de 37/100 (cf. capture ci‑dessous), c’est dans la moyenne des écrans Oled. On le répète, seul Panasonic se démarque ici avec un TLCI aux alentours de 48/100 (pour les séries 2000).

 

 

Calibrage SDR

Évidemment, si le Delta E moyen de 2,6 pour la Balance des blancs semble largement suffisant, on le répète ce n’est pas le cas de chaque palier. Un utilisateur averti et exigeant en recherche constante de la perfection va donc souhaiter, comme nous, ajuster les courbes pour qu’elles soient le plus linéaire possible.

 

Pour réaliser un bon calibrage, il faut forcément un menu proposant l’accès à de nombreux paramètres. De ce côté‑là, on retrouve les mêmes types de réglages vidéo que sur les précédents TV Sony. Cependant, les modes Image sont moins nombreux. Après échange avec la marque, Sony souhaite toujours simplifier la prise en main avec moins de réglages, plus efficaces. On trouve donc les choix Intense, Standard, Cinema, Expert et Jeu plus les habituels réglages de Luminosité, Contraste, Niveau de noir, Gamma, Amélioration Avancée des Contrastes (ACE) et donc, le fameux mode Luminosité maximale.

Pour ce dernier, le but est surtout de permettre d’augmenter la luminosité et la dynamique de l’image sans dérégler le calibrage. Le calibrage se fera donc en le désactivant. Mais sa présence s’est avérée très utile dans une configuration précise : lors de l’activation du capteur de luminosité ambiante et en présence d’un signal SDR. Dans ce cas, il adapte la courbe de luminance dû à l’éclairage ambiant.

 

Pour revenir aux réglages avancés, on trouve également une Balance des Blancs 2P et 10P (et donc 20P via Calman) très précise au niveau des incrémentations (à condition d’avoir ajusté le contraste comme il faut) pour éviter les petites dérives dans les blancs (Clipping), et donc ce fameux CMS avec la possibilité de paramétrer les couleurs primaires et secondaires. Nous l’avons suffisamment répété, sur les TV Sony le pré‑calibrage est tellement juste qu’il suffit de calibrer l’échelle de gris pour que le gamut s’ajuste parfaitement, pour profiter d’une colorimétrie de rêve.

 

L’autre qualité indéniable et constante sur tous les TV Sony, c’est une courbe de gamma parfaitement linéaire qui facilite grandement le calibrage, puisque quelques petites retouches suffisent pour aligner les trois courbes RVB sur leur axe. Cette linéarité permet également une parfaite lisibilité dans les noirs et dans les blancs en SDR, comme en HDR.

 

 

En effet, après calibrage en SDR, nous relevons une Balance des Blancs qui affiche des écarts Delta E maximum de 0,9 pour un Delta E moyen de 0,5 (cf. photo ci‑dessus), ce qui est tout bonnement insignifiant, donc proche de la perfection. La courbe de gamma parfaitement linéaire est mesurée à 2,3 pour une température de couleur relevée, comme déjà mentionnée, à 6 575 °K, mais il faut signaler que sur ce point chacun peut ajuster le gamma proche d’une valeur de 2,2 (salle éclairée) ou 2,4 (salle obscure). Quant à l’espace couleur, il s’ajuste avec une belle précision pour un Delta E moyen relevé à 0,9 en Rec.709.

 

Cela dit, pour les personnes très exigeantes, on peut encore parfaire ce résultat et descendre là aussi le Delta E du gamut en dessous de la valeur 0,5 ! Nous avons juste relevé une petite dérive bleue difficile à corriger, qui est sans doute due à la difficulté connue que présentent les dalles Woled pour afficher du rouge, mais rien de bien gênant. Cela fait partie des secteurs sur lesquels l’Oled doit s’améliorer dans l’avenir.

 

 

Calibrage HDR tout aussi parfait qu’en SDR

Sans surprise, comme les années précédentes, nous remarquons que le calibrage du TV en Rec.709 agit également sur le calibrage en Rec.2020 (cf. capture ci‑dessous). Seule la Balance des Blancs dont le Delta E moyen culmine à 2,2 et 4 pour les écarts nécessite quelques retouches (cf. captureci‑dessous). Une fois le calibrage terminé, on obtient un Delta E moyen à 0,8 et 2,2 pour les écarts, soit des résultats excellents. Pour la gamut, c’est mieux aussi avec un Delta E moyen qui progresse de 1,6 à 1,2 et de 3,1 à 2,8 pour les écarts maximum.

 

 

 

Au final, il suffit de quelques minutes pour obtenir un TV parfaitement calibré aussi bien en HD qu’en UHD, en SDR qu’en HDR, en HDR10 ou même HDR Dolby Vision. Inutile de préciser que ce dernier est donc parfaitement géré et offre de superbes résultats. Signalons également que le Pixel Contrast Booster permet de simuler des métadonnées dynamiques ce qui améliore considérablement la lisibilité dans les noirs et les blancs même avec un signal HDR sans métadonnée dynamique.

 

Mesures des gamuts Rec.2020 et DCI-P3, et du Color Volume

Pour le reste, nous retrouvons les limitations connues de la technologie Oled, soit un Color Volume et un gamut Rec.2020 trop justes comparé aux meilleurs spécimens équipés de Quantum Dots comme le Samsung Q95T récemment testé par la rédaction d’AVCesar.com (et dont la publication du banc d’essai est à venir). Cela étant dit, sur le chapitre colorimétrique, Sony a tout de même réussi à exploiter toutes les capacités intrinsèques de cette dalle Oled en affichant un Rec.2020 à 74,42% et un DCI‑P3 à 98,34% après calibrage (cf. captures ci‑dessous).

 

 

 

Quant au Color Volume, lors des tests des TV QLED, nous avons pu vérifier que ce dernier était capable d’afficher des couleurs saturées à 100% avec le gamut DCI‑P3 même à très forte luminosité (1 000 nits), ce qui n’est pas le cas de l’A8 dont la valeur Color Volume en DCI‑P3 n’excède pas 71% (cf. capture ci‑dessous).

 

 

Rendu HDR performant

Nous l’évoquions en introduction de ce test, les dalles Oled 2020 offrent un potentiel lumineux relativement proche des spécimens 2019. Le Sony KD‑55A8 affiche donc un pic lumineux à peu près équivalent à celui des AG9, voire un poil inférieur dans les mêmes conditions : 600 nits environ pour un fenêtre de blancs à 10%, après calibrage pour être précis (cf. captures ci‑dessous). À noter, le pic lumineux est parfaitement stable.

 

 

Encore une fois, il faut relativiser avec les mesures, car ici nous pouvons constater, ô combien, que la gestion de la luminosité de chaque zone de l’image s’avère aussi importante (sinon plus) que le pic lumineux mesuré sur une mire HDR de 10% ! Si effectivement le pic lumineux manque un peu de puissance au niveau des effets lumineux, la luminosité intra‑image en HDR reste tout bonnement saisissante. Et le Sony A8 offre un rendu HDR10 ou HDR Dolby Vision tout simplement bluffant. L’image est très dynamique, parfaitement lisible dans les scènes sombres comme lumineuses et affiche une homogénéité parfaite !

 

En disposant dans notre laboratoire plusieurs TV Oled côte à côte, on peut rapidement se rendre compte que l’A8 délivre une image hyper‑dynamique, très précise et dotée d’une texture très riche (vraiment très, très proche d’un AG9 on le répète). Il manque juste un peu de puissance sur certains effets lumineux pour atteindre la perfection…

 

Au final, visuellement, le Sony KD‑55A8 dépasse sensiblement le rendu HDR des TV LG C9/CX pourtant capable d’un pic lumineux plus élevé. Et en plus il propose des scènes sombres magnifiques. Signal HDR ou SDR, nous avons clairement redécouvert certains films, surtout lors des passages dans l’espace dans The Passenger, Interstellar, Blade Runner 2049 ou Star Wars. Pour rappel, les TV Oled Sony sont performants dans ce domaine depuis la série AF9. Comme ce dernier, le Sony KD‑55A8 s’impose telle une référence en termes de lisibilité dans les noirs et du rendu HDR ! De son côté, la courbe de transfert EOTF est progressive, bien équilibrée et d’une régularité absolue, quasi parfaite comparé à la norme. Elle affiche son pic maximum à 69% de l’échelle de gris. 

 

Le rendu de l’image HDR dans son ensemble est donc magnifique, dynamique, lumineux et surtout très réaliste, que ce soit lors des scènes de nuit comme de jour. Il faut ajouter à cela une colorimétrie exemplaire, équilibrée, naturelle et surtout un traitement vidéo tout simplement exceptionnel. L’image crève l’écran par sa précision, sa finesse, son relief et sa profondeur de champ, ça fourmille de détails avec l’absence totale d’effet de postérisation, sans le moindre bruit Mpeg, fourmillement ou artefact !

 

On retrouve évidemment la fonction Amélioration des dégradés pour éliminer la postérisation, contre une légère perte de précision, mais cette dernière est vite compensée par le filtre Résolution. Ce filtre peut être réglé assez haut sans entraîner le moindre double contour (Ringing Effect). Nous conseillons tout de même de mettre cette amélioration des dégradés au niveau le plus faible, car sur Moyen ou Haut l’image perd grandement son relief avec un lissage trop appuyé.

 

Géniale intégration du X‑Motion Clarity

Comme déjà précisé, le procédé X‑Motion Clarity est sans conteste l’évolutions la plus importante et la plus intéressante des TV Oled Sony A8. Embarquée pour la première sur un diffuseur Oled, elle est ici associée à l’une des compensations de mouvement les plus performantes du marché, surtout pour sa fluidité typée « cinéma » (à savoir, pour ceux qui aiment l’effet « ultra‑fluide», elle reste en dessous des capacités de celle signé Philips avec le P5). Et, comme précisé aussi plus haut, la fréquence de rafraîchissement bascule en fonction de la cadence de la source (attention, malgré cette adaptation de la fréquence, la technologie VRR n’est pas supportée ici). Jusqu’il y a peu, le seul petit défaut des TV Sony venait d’un léger manque de précision dans les mouvements, mais là encore, le processeur X1 Ultimate a apporté une nette amélioration de la précision des images en mouvement, d’autant plus visible avec la technologie Oled qui affiche un temps de réponse quasi instantané. Plus impressionnant, le mode Motionflow Expert est capable d’annuler tout effet de scintillement tout en conservant une grande précision des images en mouvement.

 

 

On profite d’évoquer le paramètre MotionFlow pour regretter, une nouvelle fois, que Sony a supprimé les modes Fluide, Standard ou Cinema. On retrouve uniquement un mode Auto et ce fameux mode Expert, plutôt efficient en toutes circonstances. Mais nous ne sommes pas vraiment convaincus par le mode Auto qui a tendance à en faire trop et qui engendre des artefacts de mouvement. On regrette donc la disparition des modes Cinema et Standard, même si le mode Expert permet d’obtenir une fluidité assez polyvalente pour la TNT 1 080i/50 et les films en 1 080p/24.

 

Pour expliciter un peu plus ce mode Expert, sachez qu’il dispose de deux paramètres ajustables pour améliorer la précision ou réduire le scintillement. Le paramètre Clarté (cf. photo ci‑dessus) profite pleinement de la technologie X‑Motion Clarity développée initialement par le constructeur pour ses téléviseurs LCD. Pour faire court, il s’agit d’une sorte de procédé BFI (insertion d’une image noire entre chaque image vidéo) pour éliminer la rémanence et augmenter encore plus cette précision. Évidemment, comme déjà indiqué plus haut dans ce banc d’essai, le procédé BFI induit logiquement une importante perte de luminosité et un léger effet de scintillement. Mais rien de tout cela ici, la luminosité ne faiblit pas (ou si peu) et la lisibilité de l’image saute aux yeux. En somme, Sony propose uniquement les bienfaits d’un mode BFI sans en subir les désagréments. Très fort.

 

 

 

Le second paramètre se nomme Fluidité et en lieu et place des trois paliers possibles (0, 1, 2) disponibles jusqu’à présent, Sony offre désormais un réglage linéaire entre deux valeurs, minimale et maximale(cf. photo ci‑dessus). Ainsi, ceux qui aiment l’extrême fluidité comme ceux qui préfèrent le rendu cinéma y trouveront leur compte. 

 

Enfin, concernant l’Input Lag, on le répète, les mesures donnent 18,4 ms en 1 080p/60 comme en Ultra HD et 20 ms en 1 080p/120, pour un temps de réponse de la dalle de 0,25 milliseconde. C’est en net progrès, et suffisant pour profiter pleinement des jeux les plus rapides.

 

Traitement vidéo ultime

Après avoir détaillé les fonctionnalités du traitement vidéo X1 Ultimate lors du premier chapitre de ce test, il est temps d’évoquer ses capacités. Premier constat, il s’avère si puissant qu’il est totalement inutile d’utiliser le traitement d’un éventuel lecteur Blu‑Ray, ou scaler externe, que se soit pour l’Upscaling ou l’amélioration de l’image. Le Sony KD‑55A8 se suffit en effet totalement à lui‑même. Un lecteur Blu‑Ray pied de gamme suffit donc pour profiter d’une image absolument magnifique.

 

 

La principale amélioration se situe au niveau de la puissance de calcul qui autorise l’analyse de chaque élément de l’image pour renforcer les détails et contours. Cela permet d’offrir une sensation 3D naturelle absolument bluffante. L’autre nouveauté concerne le remapping de la plage dynamique, calculée non seulement image par image, mais aussi zone par zone, dans le but d’offrir une parfaite lisibilité des scènes sombres et lumineuses, d’améliorer la dynamique de l’image et donc la luminosité intra‑image. On l’a déjà vu dans le paragraphe dédié au rendu HDR, ça fonctionne merveilleusement bien. Au final, on le répète, les ressentis visuels contredisent les mesures qui donnent un pic lumineux d’environ 600 nits alors que l’image HDR apparaît très lumineuses. Il faut rajouter à cela une carnation parfaitement naturelle et une colorimétrie exceptionnelle !

 

De même, il existe une petite astuce à connaître : lorsqu’on sélectionne la sortie 2 160p sur un lecteur Ultra HD Blu‑Ray, ce dernier fait lui‑même l’Upscaling UHD des Blu‑Ray 1 080p, en plus d’opérer un Upsampling 12 bits en 4:4:4 du signal. Mais certains lecteurs comme Oppo, Sony ou Cambridge proposent une « Sortie Directe » qui permet de confier l’intégralité du post‑traitement et Upscaling au TV, quelle que soit la source. Au regard des performances du post‑traitement vidéo proposé sur les TV Sony, il est judicieux d’opter pour celle‑ci, d’autant plus que les fonctions Mastered in 4K ou Dual Data Base sont uniquement disponibles avec un signal 1 080p/24. Le TV pourra donc également traiter les Blu‑Ray en convertissant l’intégralité du signal 4:2:0 et 8 bits par couleur en 4:4:4 et 14 bits par couleur.

 

 

Conclusion

Lorsque nous avons découvert les spécifications du Sony A8, ce TV semblait vraiment être une « simple » évolution des modèles AG9, modulo l’absence de certains apanages du label Master Series. Et dans l’ensemble, c’est effectivement le cas. À une exception majeure près toutefois, la présence du procédé X‑Motion Clarity, la vraie plus‑value de la série A8 comparé à ses devancières Sony Oled. Du genre de celle, à l’heure du choix, qui justifie amplement l’achat d’une de ses références.  

 

Car, excepté quelques fonctionnalités exclusives aux modèles AG9, par exemple la possibilité de les utiliser en mode Voie centrale au sein d’un configuration Home Cinéma multicanale, la série A8 est en effet apte à proposer une sublime image, supérieure même à celle affichée par les AG9 à un tarif plus avantageux. Ce n’est pas le plus mince de ses atouts…

 

 

Outre la traitement X‑Motion Clarity, le mérite en revient bien sûr, en grande partie, au processeur X1 Ultimate qui s’est montré toujours aussi performant. Bien sûr, on peut citer quelques points encore perfectibles, comme le pic lumineux qui mériterait d’être plus élevé, surtout au regard du potentiel de la dalles qui peut approcher la barre des 1 000 nits, LG l’a prouvé. Mais, d’un autre côté, si cela doit se faire au détriment de la colorimétrie et de la courbe de luminance, pas sûr que ce soit le plus important. De toute évidence, Sony a privilégié la lisibilité dans le noir, l’homogénéité, une courbe de luminance parfaite et une colorimétrie absolument splendide quitte à perdre un peu au niveau du pic lumineux intra‑image. Quand on voit les résultats visuels, en mettant un peu les mesures de côté, on ne peut qu’approuver ce choix, d’autant plus que le procédé Tone Mapping réalise des merveilles en simulant des métadonnées dynamiques grâce à une analyse du signal image par image et zone par zone, pour un rendu lumineux, dynamique, nuancé, équilibré et réellement de toute beauté !

 

Le seul reproche concerne la fonction Motionflow XR qui propose moins de réglages et qui a perdu en efficience avec la TNT. Le mode Auto ne nous a pas convaincus. Fort heureusement le mode Expert garde toute son efficacité, mais il ne conviendra peut‑être pas à tous les goûts.

 

 

Enfin, le Sony KD‑55A8 s’appuie aussi sur l’OS Android TV 9.0 et son énorme éventail de possibilités, offertes par l’interface la plus riche du moment : lecture multimédia, jukebox, VOD, Catch‑Up TV, IPTV, applications en tout genre, jeux ou possibilités d’interaction entre les différents appareils de la maison. Signalons également des processeurs (CPU et GPU) plus puissants pour exploiter l’interface Android TV. Plus l’AirPlay, Homekit, Apple TV/Apple‑TV+ pour créer des passerelles avec le monde Apple et ses utilisateurs (cf. photo ci‑dessus).

 

Au final, le Sony KD‑55A8 représente un excellent rapport qualité‑prix, et surtout, le meilleur TV Oled Sony jamais proposé par la marque avec une image d’une précision inédite, notamment avec des objets en mouvement. Vraiment fameux !